03/12/2010

Clair de Lune

 

La lune était sereine et jouait sur les flots. -

La fenêtre enfin libre est ouverte à la brise,

La sultane regarde, et la mer qui se brise,

Là-bas, d’un flot d’argent brode les noirs îlots.

 

De ses doigts en vibrant s’échappe la guitare.

Elle écoute… Un bruit sourd frappe les sourds échos.

Est-ce un lourd vaisseau turc qui vient des eaux de Cos,

Battant l’archipel grec de sa rame tartare ?

 

Sont-ce des cormorans qui plongent tour à tour,

Et coupent l’eau, qui roule en perles sur leur aile ?

Est-ce un djinn qui là-haut siffle d’une voix grêle,

Et jette dans la mer les créneaux de la tour ?

 

Qui trouble ainsi les flots près du sérail des femmes ?

Ni le noir cormoran, sur la vague bercé,

Ni les pierres du mur, ni le bruit cadencé

Du lourd vaisseau, rampant sur l’onde avec des rames.

 

Ce sont des sacs pesants, d’où partent des sanglots.

On verrait, en sondant la mer qui les promène,

Se mouvoir dans leurs flancs comme une forme humaine…

La lune était sereine et jouait sur les flots.

 

Victor Hugo (1802-1885) - Les Orientales

 

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20:29 Écrit par Isabeau dans poésie | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

02/12/2010

La vie...

 

Une neige immaculée  un ciel bleu azur. Une grande plaine, immobile et sans voix.

Pas un bruit, pas un son. Toute vie parait éteinte…..

 

La valse des saisons m’enivre et m’étourdit.  

Chaque jour que découvrent mes yeux,

Qu’il soit bleu, qu’il soit gris,

Est un pas de plus sur le chemin de mon histoire.

Sa fin n’est pas écrite,

 

Il me reste tant à voir….

 

Hervé Desbois

 

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01/12/2010

VOICI L’HIVER…

La neige est un poème.

Un poème qui tombe des nuages,

 

En flocons blancs et légers.

Ce poème vient de la bouche du ciel,

 

De la main de Dieu.

Il porte un nom.

 

Un nom d’une blancheur éclatante :

 

Neige.

 

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23/07/2008

Bonjour

Puissent les désirs de ton coeur être pur, ne cherchant pas à obtenir mais t'initier, t'élevant, tel l'Aigle, au dessus des épreuves et tribulation, amenant la Paix à tous ceux qui croisent ta voie, n'autorisant jamais les nuages noirs à régner, laissant les Terres demeurer, libres et sauvages , intouchées...

Puisse l'Esprit de la Vie renforcer ta tolérance, ta sagesse et ton humilité ...

 

TAHCA USTHE OCETI SAKOWIN OYATE - LAKOTA

asmdynve

 

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06/11/2007

 

 

Je viendrai parfois dans ton sommeil -

Tel un visiteur lointain et inattendu.

Ne me laisse pas dehors, sur ton seuil -

Ne bâcle pas les portes, veux-tu?

J'entrerai sans bruit. Je m'assiérai doucement,

Les yeux scrutant les ténèbres pour te voir.

Quand je t'aurai regardée à satiété -

Je te donnerai un baiser et m'en irai.

Nicolas Vaptzarov

adieu2

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25/09/2007

Le Petit Prince A Dit

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21/09/2007

Voilà l'automne

les sanglots longs

06:30 Écrit par Isabeau dans poésie | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

11/09/2007

 

Rien n'est jamais acquis à l'homme Ni sa force
Ni sa faiblesse ni son coeur Et quand il croit
Ouvrir ses bras son ombre est celle d'une croix
Et quand il croit serrer son bonheur il le broie
Sa vie est un étrange et douloureux divorce
          Il n'y a pas d'amour heureux

Sa vie Elle ressemble à ces soldats sans armes
Qu'on avait habillés pour un autre destin
A quoi peut leur servir de se lever matin
Eux qu'on retrouve au soir désoeuvrés incertains
Dites ces mots Ma vie Et retenez vos larmes
          Il n'y a pas d'amour heureux

Mon bel amour mon cher amour ma déchirure
Je te porte dans moi comme un oiseau blessé
Et ceux-là sans savoir nous regardent passer
Répétant après moi les mots que j'ai tressés
Et qui pour tes grands yeux tout aussitôt moururent
          Il n'y a pas d'amour heureux

Le temps d'apprendre à vivre il est déjà trop tard
Que pleurent dans la nuit nos coeurs à l'unisson
Ce qu'il faut de malheur pour la moindre chanson
Ce qu'il faut de regrets pour payer un frisson
Ce qu'il faut de sanglots pour un air de guitare
          Il n'y a pas d'amour heureux

Il n'y a pas d'amour qui ne soit à douleur
Il n'y a pas d'amour dont on ne soit meurtri
Il n'y a pas d'amour dont on ne soit flétri
Et pas plus que de toi l'amour de la patrie
Il n'y a pas d'amour qui ne vive de pleurs
          Il n'y a pas d'amour heureux
          Mais c'est notre amour à tous les deux

Louis Aragon (La Diane Francaise, Seghers 1946)

550236

 

Bonne nuit à tous

23:00 Écrit par Isabeau dans poésie | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

24/08/2007

Demain est un autre jour

Faire le tour de la table ronde

Et là pourquoi pas

Refaire un jour le monde

Vouloir effacer tout cela,

Se dire que la vie est courte,

Que qui vivra verra

Vouloir sans aucun doute vivre

Un peu la Dolce Vita.

 

Penser chaque seconde,

Qu’un nouveau lendemain est là,

Ouvrir les yeux sur le monde,

Y voir une nouvelle aura,

Espérer entonner à la ronde,

Un jour peut être la Tosca,

Alors que nos lèvres murmurent,

Et ne parlent même pas.

 

Pouvoir aller de l’avant,

Sans jamais recompter ses pas,

Oser tout simplement dire Non

Au lieu d’un *Je ne sais pas*

Déplaire quelquefois sans doute,

Alors que l’on ne le voudrait pas,

Etre une seconde coûte que coûte,

Soi-même pour la première fois.

 

Pour enfin crier au monde,

Voyez-vous, oui c’est bien moi,

Je suis telle que je suis, ma foi c’est comme ça,

Aimez-moi ainsi ou alors laissez moi.

Je suis MOI vous comprenez….

Et ne changerai pas…..

  bnuit

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21/06/2007

Spleen

Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle
Sur l'esprit gémissant en proie aux longs ennuis,
Et que de l'horizon embrassant tout le cercle
II nous verse un jour noir plus triste que les nuits;

Quand la terre est changée en un cachot humide,
Où l'Espérance, comme une chauve-souris,
S'en va battant les murs de son aile timide
Et se cognant la tête à des plafonds pourris;

Quand la pluie étalant ses immenses traînées
D'une vaste prison imite les barreaux,
Et qu'un peuple muet d'infâmes araignées
Vient tendre ses filets au fond de nos cerveaux,

Des cloches tout à coup sautent avec furie
Et lancent vers le ciel un affreux hurlement,
Ainsi que des esprits errants et sans patrie
Qui se mettent à geindre opiniâtrement.

Et de longs corbillards, sans tambours ni musique,
Défilent lentement dans mon âme; l'Espoir,
Vaincu, pleure, et l'Angoisse atroce, despotique,
Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir

 

Charles Baudelaire (Les Fleurs du Mal)

 

Spleen_by_LunaticaDeMente_by_Dead_PoetsSociety

 

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