07/12/2010

Les cloches du soir

Quand les cloches du soir dans leur lente volée

Feront descendre l’heure au fond de la vallée

Si tu n’as pas d’amis ni d’amours près de toi

Pense à moi ! Pense à moi !

 

Car les cloches du soir avec leur voix sonore

A ton cœur solitaire iront parler encore

Et l’air fera vibrer ces mots autour de toi

Aimez-moi ! Aimez-moi !

 

Si les cloches du soir éveillent les alarmes

Demande au temps ému qui passe entre nos larmes

Le temps dira toujours qu’il n’a trouvé que toi

Près de moi !

 

Quand les cloches du soir, si tristes dans l’absence

Tinteront sur mon cœur ivre de ta présence

Ah ! C’est le chant du ciel qui sonnera pour toi !

Pour toi et pour moi.

 

 

Quand les cloches du soir qui bourdonnent et qui pleurent

Iront parler de mort au seuil de ta demeure

Songe qu’il reste encore une âme près de toi.

Pense à moi ! Pense à moi !

 

M. DESBORDES-VALMORE 

 

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19:33 Écrit par Isabeau | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

03/12/2010

Clair de Lune

 

La lune était sereine et jouait sur les flots. -

La fenêtre enfin libre est ouverte à la brise,

La sultane regarde, et la mer qui se brise,

Là-bas, d’un flot d’argent brode les noirs îlots.

 

De ses doigts en vibrant s’échappe la guitare.

Elle écoute… Un bruit sourd frappe les sourds échos.

Est-ce un lourd vaisseau turc qui vient des eaux de Cos,

Battant l’archipel grec de sa rame tartare ?

 

Sont-ce des cormorans qui plongent tour à tour,

Et coupent l’eau, qui roule en perles sur leur aile ?

Est-ce un djinn qui là-haut siffle d’une voix grêle,

Et jette dans la mer les créneaux de la tour ?

 

Qui trouble ainsi les flots près du sérail des femmes ?

Ni le noir cormoran, sur la vague bercé,

Ni les pierres du mur, ni le bruit cadencé

Du lourd vaisseau, rampant sur l’onde avec des rames.

 

Ce sont des sacs pesants, d’où partent des sanglots.

On verrait, en sondant la mer qui les promène,

Se mouvoir dans leurs flancs comme une forme humaine…

La lune était sereine et jouait sur les flots.

 

Victor Hugo (1802-1885) - Les Orientales

 

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20:29 Écrit par Isabeau dans poésie | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

02/12/2010

La vie...

 

Une neige immaculée  un ciel bleu azur. Une grande plaine, immobile et sans voix.

Pas un bruit, pas un son. Toute vie parait éteinte…..

 

La valse des saisons m’enivre et m’étourdit.  

Chaque jour que découvrent mes yeux,

Qu’il soit bleu, qu’il soit gris,

Est un pas de plus sur le chemin de mon histoire.

Sa fin n’est pas écrite,

 

Il me reste tant à voir….

 

Hervé Desbois

 

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01/12/2010

VOICI L’HIVER…

La neige est un poème.

Un poème qui tombe des nuages,

 

En flocons blancs et légers.

Ce poème vient de la bouche du ciel,

 

De la main de Dieu.

Il porte un nom.

 

Un nom d’une blancheur éclatante :

 

Neige.

 

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07:26 Écrit par Isabeau dans poésie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |