30/11/2010

Avec un peu d'avance

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On voit sur nos terres

A l'abord des rivières

L'empreinte des mauvaises nuits

Les matins gris

Aux vents du nord se sont soumis

Le givre escalade

Nos plaines malades

Jusque dans leurs moindres replis

Sur le pays le soleil est pâle à midi

 

Et c'est curieux de voir comme tout cela ressemble

A ces temps mal aimés que l'on connait bien

Toutes ces choses-là venant tout ensemble

Laissent à penser que c'est l'hiver demain.

 

Il court sur nos terres

La nouvelle fière

D'un loup abattu au matin

Sur le chemin

De l'ancien champ de sarrasin

 

Se figent les sources

Se perdent leur course

Que prennent les glaces en chemin

Jusqu'au déclin

D'un jour qui s'est levé pour rien

 

Et c'est curieux de voir comme tout cela ressemble

A ces temps mal aimés que l'on connaisse bien

Toutes ces choses-là venant tout ensemble

Laissent à penser que c'est l'hiver demain.

 

On dit par nos terres :

"Le vent des misères

A choisi de vivre chez nous"

On dit surtout :

"Le froid n'est pas heureux partout"

 

Alors viendra la nuit où la fille des neiges

Appellera ton nom jusqu'au matin

Etranger, méfie-toi de tous ses sortilèges

Mais tu apprendras tout ça : c'est ton premier hiver demain.

 

William Sheller "C'est l'hiver demain".

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10:46 Écrit par Isabeau dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

29/11/2010

Citation

"Le plus lourd fardeau, c'est d'exister sans vivre". Victor Hugo

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07:59 Écrit par Isabeau dans Pensées | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

26/11/2010

Bon week-end!!!

Si le temps le permet, nous irons à Aix-La-Chapelle ce dimanche pour visiter le marché de Noël. Sinon, nous resterons bien au chaud. Portez-vous bien.

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17:55 Écrit par Isabeau dans Pensées | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

25/11/2010

Action de grâce

Aujourd'hui, jeudi 25 novembre, nos amis américains fêtent la "Thanksgiving".

L’Action de grâce (avec ou sans « s ») ou Thanksgiving (en anglais) est une fête célébrée au Canada le deuxième lundi d’octobre et aux États-Unis le quatrième jeudi de novembre. Certains pays la célèbrent à d'autres dates.

 

Historiquement un jour de fête chrétienne durant lequel on remerciait Dieu par des prières et des réjouissances pour les bonheurs que l’on avait pu recevoir pendant l’année, cette célébration est désormais laïque en Amérique du Nord, les administrations et la plupart des entreprises étant fermées ce jour-là.

 

Pour certains peuples amérindiens, l'Action de grâce constitue une commémoration des guerres indiennes.

 

 

Le repas de l’Action de grâce est traditionnellement composé d’une dinde, animal tout juste découvert par les premiers Européens dans le Nouveau Monde.

 

Aux États-Unis, l’Action de grâce est célébré en famille autour de grands dîners et en joyeuses réunions. Le nom de « Thanksgiving » (signification anglophone de l’Action de grâce) évoque des cuisines odorantes et de grands placards à provisions pleins de bonnes choses, mais c’est aussi une fête religieuse avec messes et prières.

 

La veille de l’Action de grâce, les associations distribuent des repas aux personnes sans domicile fixe dans les grandes villes.

 

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15:18 Écrit par Isabeau dans Fêtes | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

2 jours à tuer

Ce film que je l'ai vu un dimanche soir, il y a deux semaines environ. Une histoire émouvante à regarder jusqu'au bout. Il a un dénouement tellement inattendu.

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Avec un Albert Dupontel majestueux!!!

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Voici le synopsis:

À la veille de ses 42 ans, Antoine Méliot est un publicitaire à qui la vie a tout donné : Cécile, une épouse douce et aimante, deux enfants, des amis affectueux, une belle maison dans les Yvelines et une bonne situation financière. Mais un jour, pour une raison indéterminée, il choisit de mettre fin à cette existence confortable. En l'espace d'un week-end, il s'évertue à démolir tout ce qui faisait sa vie.

 

Il commence son œuvre destructrice en claquant la porte de son travail, après avoir délibérément saboté un rendez-vous avec un client. De retour chez lui, son épouse l'accuse d'infidélité : le midi-même, l'une de ses amies l'a vu déjeuner en compagnie d'une autre femme. Antoine ne dément pas et annonce à son épouse bouleversée qu'il souhaite mettre un terme à leur vie conjugale. Plus tard, ses enfants lui offrent des dessins comme cadeaux d'anniversaire. À leur grande consternation, Antoine se montre critique et sévère, estimant que leurs travaux sont ratés.

 

Le soir même, ses amis lui ont préparé un dîner-surprise pour célébrer l'évènement. Avec férocité, il leur jette à la figure des vérités difficiles à entendre et se comporte de façon grossière, allant jusqu'à simuler un adultère avec la femme d'un des convives. Nul ne comprend ce qui lui arrive. La soirée est définitivement saccagée par un pugilat opposant les invités à un Antoine complètement hystérique. Après avoir jeté dehors ses ex-amis, il quitte pour toujours le domicile familial.

 

Sans un regard pour sa vie passée, il entreprend un voyage à destination de l'Irlande où habite son père, un homme bourru et solitaire, qu'il connaît très peu. Quelle douleur secrète abrite le cœur d'Antoine ? Pourquoi ressent-il aussi soudainement le besoin de se sentir "vivant" ?

 

 

Si ce drame trouve une explication sans complaisance, il permet au cinéaste de s’interroger sur le sens de la vie au sein d’une société dominée par l’argent.

 

Le générique de fin est un chef d'oeuvre interprété par Serge Reggiani "Le temps qui reste"

 

10:56 Écrit par Isabeau dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

18/11/2010

Cheese & wine

Pour fêter l'arrivée du Beaujolais nouveau, ce soir ce sera un soupe au fromage

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13:29 Écrit par Isabeau dans Fêtes | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

03/11/2010

Mes films du week-end de la Toussaint

Dimanche soir, je suis allée voir 'Elle s'appellait Sarah' au cinéma

Paris, mai 2002. Julia Jarmond, journaliste pour un magazine américain, est chargée de couvrir la commémoration de la rafle du Vel' d'Hiv. Au cours de ses recherches, elle est confrontée au silence et à la honte qui entourent le sujet. Au fil des témoignages, elle découvre, avec horreur, le calvaire des familles juives raflées, et en particulier celui de Sarah. Contre l'avis des siens, Julia décide d'enquêter sur le destin de la fillette et de son frère. Soixante ans après, cela lui coûtera ce qu'elle a de plus cher. Paris, le 16 juillet 1942 : la rafle du Vel' d'Hiv'. La police française fait irruption dans un appartement du Marias. Le petit Michel, paniqué, se cache dans un placard, et sa grande sœur Sarah, dix ans, l'enferme et emporte la clé en lui promettant de revenir. Mais elle est arrêté et emmenée avec ses parents.

 

Elle s'appelait Sarah’ fait partie de ces films, qui se font un devoir de perpétuer la mémoire. D'ailleurs Tatiana de Rosnay l'a même inscrit sur la couverture 'Pour ne pas l'oublier’ tout simplement. Car la petite Sarah est une de ces enfants, qui en juillet 1942, ont été déportés lors de la rafle du Vélodrome d'Hiver. Il ne fait rapidement aucun doute que cette petite fille fictive n'est que le reflet de tous les enfants enfermés ce jour-là. Avec une justesse poignante, on décrit les conditions d’enfermement, les sentiments confus d’une enfant que la vie confronte trop jeune à la violence des adultes. Il est difficile de ne pas se passionner pour la quête de Sarah.
Parallèlement au calvaire de cette enfant, on découvre la vie de Julia Jarmond, journaliste américaine à Paris qui, pour les besoins d'un article, doit se renseigner sur ce funeste 16 juillet 1942. Elle découvre alors l’amnésie qui frappe la plupart des Français qu’elle rencontre. Cette héroïne moderne doit dans un même temps surmonter les embûches de sa propre vie personnelle et semble se nourrir du courage de Sarah pour y parvenir.
‘Elle s’appelait Sarah’ remet les pendules à l’heure et semble tirer une sonnette d’alarme : non, il ne faut ni minimiser, ni oublier un tel acte.
Ce film émeut, enseigne et surtout rend un hommage poignant à ces familles décimées du jour au lendemain.

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Lundi, nous avons regarde 'Tête de Friche' en famille. C'était un bon moment ensemble, autour d'un très beau film

 

C'est l'histoire d'une de ces rencontres improbables qui peut changer le cours d'une vie : la rencontre entre Germain, la cinquantaine, presque analphabète, et Margueritte, une très vieille dame très érudite. Germain mène une vie tranquille entre ses potes, sa copine Annette et sa caravane, installée au fond du jardin de sa mère. Il n'a jamais connu son père, sa mère s'est retrouvée enceinte de lui sans le vouloir et lui fait bien sentir. Et à l'école primaire, il était la tête de turc de son instituteur. Ses copains de bistrot l'aiment bien, mais se moquent souvent de lui. Pourtant Germain, loin d'être un imbécile, est un philosophe candide, un diamant brute dans lequel jamais personne n'a songé à tailler de facettes. Si sa tête est restée en "friche", c'est qu'on ne l'a pas cultivée. Un jour, il va rencontrer Margueritte qui va lui lire à haute voix des extraits de romans. Germain va découvrir la magie des livres, dont il se croyait exclu à jamais. Mais Margueritte perd la vue, et pour l'amour de cette petite grand-mère malicieuse et attentive, il ira jusqu'à se mettre à lire pour elle, à haute voix, lorsqu'elle ne pourra plus le faire. C'est une histoire qui parle de gens simples et vrais, parfois touchants, amusants et souvent très drôles. Une histoire tendre, pleine d'espoir, qui prouve qu'il est toujours possible d'apprendre et jamais trop tard pour être heureux.

 

Un film plein de poésies, j’ai adoré, on passe un super moment

 

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10:48 Écrit par Isabeau dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

01/11/2010

Pensées

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La fuite est futile, nous sommes tous prisonniers au milieu d'un cercle, quelle que soit la façon dont nous vivons notre vie, l'anéantissement nous attend, la mort n'oublie personne.

 

 Andrei Stoiciu

09:30 Écrit par Isabeau dans Pensées | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |